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Semaine de la poésie 2026 : rencontre avec le poète Victor Malzac

Les élèves de seconde 4 ont entamé leur chemin poétique en septembre avec la poésie de la Renaissance et la lecture des Œuvres poétiques de Louise Labbé ;  en décembre, ils ont aiguisé leur plume en rédigeant un poème dans le cadre du concours « graines de poète » et en mars, lors de la semaine de la poésie, ils ont eu la chance de découvrir l’œuvre de Victor Malzac à travers différents extraits de Dans l’herbe, Vacance et Lessive. Ils ont été interpellés par cette écriture orale, tantôt heurtée, dans laquelle la difficulté d’être à soi et aux autres se voit, s’entend, se sent, se goûte, se touche, tantôt liquide comme l’eau lessivant tout sur son passage, le lecteur avec. Un lecteur bousculé, questionné sur son rapport avec une société hyper consumériste, saisi par le flot des mots notamment lorsque le poète livre une lecture haletante et prenante de son texte, et convaincu que la poésie est bien vivante. Ils sont sortis de la rencontre avec Victor Malzac le sourire aux lèvres et pour certains avec une furieuse envie de reprendre la plume.

La magie a également opéré avec les élèves de 1ère 3, qui ont abordé les textes de Victor Malzac en prolongement de leur étude des Cahiers de Douai d’Arthur Rimbaud. Il y a, en effet, bien des points communs entre les deux poètes : un certain esprit de provocation, la jeunesse, la volonté de transgresser les codes, de renverser les dogmes, avec cette volonté urgente de faire entrer le quotidien et le trivial dans la poésie. Tout ceci, Victor Malzac a su l’exprimer et le transmettre aux élèves. En répondant à leurs questions, il a raconté comment la littérature est devenue importante pour lui, il a expliqué la naissance des images poétiques dans son esprit, puis sous sa plume, il a évoqué ce fil tendu qui soutient un texte et qui se loge parfois dans un silence de la page, ou dans un tiret un peu long. Ceci, d’ailleurs, n’avait pas échappé aux élèves puisqu’ils l’avaient remarqué à la lecture de certains extraits de Respire. Ils ont pu constater l’évolution stylistique à l’œuvre dans les recueils suivants. Et puis ils ont relu « Ma bohême », de Rimbaud et l’ont réécrit en essayant de suivre Malzac pour émanciper Rimbaud.

Voici deux extraits de ce travail d’écriture :